Ma contribution au projet départemental

31 janvier 2011 A mon avis

Il y a quelques semaines, je m’étais engagé, auprès de mes collègues de la majorité départementale puis publiquement, à apporter ma contribution au projet qui servira de ligne directrice à la politique que nous souhaitons mener dans les trois prochaines années.

Alors que l’UMP a lancé officiellement ce week-end la campagne pour les élections cantonales, ma responsabilité de président de groupe au Conseil général est d’apporter ma réflexion à l’heure où dans chaque canton, nos concitoyens seront appelés à se déterminer.

Voici l’intégralité de la lettre que j’ai adressée à mes collègues.

Nanterre, le 28 janvier 2011

Cher Collègue,

Lors de notre dernière réunion de groupe, le 13 janvier dernier, nous avons tous ensemble convenu que nous ne pouvions faire l’économie d’un débat de fond pour convenir du projet politique que notre majorité entend conduire pour les trois prochaines années. C’est dans cette perspective que je souhaite, avant notre prochaine réunion prévue le 7 février, vous faire part de mes réflexions.

D’ici deux mois, après le renouvellement de 24 de ses membres, c’est une nouvelle assemblée départementale qui se mettra au travail. C’est un enjeu fondamental pour notre majorité comme pour l’ensemble des communes des Hauts-de-Seine.

Le débat qui doit nous mobiliser aujourd’hui, c’est celui qui se déroule entre nos candidats et nos concitoyens. Il est de notre responsabilité de présenter puis de porter devant l’opinion un projet collectif, ambitieux qui nous définisse. En tant que Président de groupe, comme je m’y étais engagé, je souhaite vous faire partager mes réflexions et vous apporter ma contribution.

Trois éléments de diagnostic tout d’abord :

1- les Hauts-de-Seine ne sont pas seuls et le département devra s’inscrire, sans réserve aucune, dans le dessein de transformation de la région capitale, qui lui permettra de lutter à armes égales avec les autres villes mondes, qu’elles se situent en Europe, en Asie ou sur le continent américain ;

2- les Hauts-de-Seine, dont le rôle n’est pas toujours bien identifié par nos concitoyens, devront repenser leur action à la lueur de la réforme de l’administration territoriale qui vient d’être votée par le Parlement, de la perte de la clause de compétence générale qui en résultera et de la nouvelle articulation avec la région qu’elle prévoit ;

3- les Hauts-de-Seine, comme tous les départements de France, devront tenir compte d’une contrainte financière accrue. Elle résulte de la montée de nos dépenses obligatoires, l’insertion, la dépendance notamment et de la réduction de nos ressources, qu’il s’agisse des concours de l’Etat ou de l’effet de la crise économique sur nos recettes fiscales. Qui plus est, nous savons que le renforcement des contraintes générales ne s’accompagnera pas pour autant de l’allégement de nos obligations particulières en matière de péréquation financière au profit d’autres collectivités de la région Ile-de-France.

Nous devons donc concevoir un projet qui s’inscrive dans un environnement politique, institutionnel et financier très différent de celui que nous avons connu au cours des années passées. Ce projet doit aussi se distinguer profondément de la gauche qui, chaque fois qu’elle le peut dans les collectivités qu’elle dirige, augmente considérablement les impôts locaux, puisque l’augmentation des impôts pour la Région socialiste d’Ile-de-France s’est établie à 60% en 6 ans et à Paris de 51% sur la durée du dernier mandat. Je vous propose donc que notre majorité s’engage devant les électeurs à la stabilité fiscale pour les trois ans qui viennent.

Savoir cela ne nous dispense pas de répondre aux attentes de nos concitoyens.

De quoi nous parlent-t-ils le plus souvent lorsque nous les rencontrons dans nos permanences ou sur le terrain ?

Ils nous parlent de leurs enfants, des espérances qu’ils forment pour eux en matière d’éducation et de formation et aussi des craintes qu’ils éprouvent pour eux devant les multiples risques qui sont ceux de la jeunesse. Ils nous parlent d’eux-mêmes et de leur difficultés, qu’il s’agisse d’insertion professionnelle ou d’accès au logement. Ils nous parlent aussi, bien souvent, de leurs parents qui font face aux risques du grand âge, à la solitude encore plus sensible en milieu urbain, à la menace de la dépendance et à la difficulté de maintenir leurs conditions de vie à domicile, ou de leur trouver un hébergement adapté.

L’éducation, l’insertion, les besoins propres à la famille, quelle que soit sa composition, la dépendance, ce sont les compétences centrales qui nous sont désormais dévolues et à partir desquelles, il faut bâtir notre projet. Cela ne signifie pas que nous renoncions à toute action en matière d’économie sociale et solidaire, d’infrastructures de communication, ou d’appui à la compétitivité des entreprises. Cela signifie que nous devons concentrer nos moyens pour bien exercer nos compétences. C’est à cette condition que le département sera légitime et reconnu.

C’est pourquoi, je vous propose trois priorités qui confèrent à la collectivité départementale un rôle central pour aider à garantir le pacte entre les générations, sans lequel la cohésion de notre société serait menacée.

En premier lieu, nous devons agir à travers nos compétences pour bâtir une véritable politique de l’adolescence.

L’éducation constitue une compétence importante du Conseil général avec la construction et l’entretien des collèges et des équipements sportifs qui y sont rattachés. Mais, au-delà des structures que nous continuerons à développer, nous devons mieux répondre aux besoins spécifiques des jeunes.

Nous devons, tout d’abord, prendre en compte les maux de l’adolescence, qui se traduit trop souvent par une surexposition aux risques et des mises en danger parfois délibérées.

Nous le savons tous, les adolescents peuvent être exposés, dès le collège, aux risques de la toxicomanie, d’addictions diverses, aux accidents de la route… Pour nombre de jeunes adolescents, c’est une période difficile, source de mal-être, voire parfois de drames.

Pour avancer dans la vie, ils ont besoin d’écoute, de conseils, de prévention. Le département a un rôle à jouer pour accompagner la jeunesse, identifier les jeunes en détresse, aider les parents, mobiliser le savoir-faire des médecins et des soignants. Nous devons structurer et systématiser les actions de prévention. Grâce aux nouvelles technologies, ceux qui en ont besoin doivent pouvoir dialoguer à tout moment, sept jours sur sept, 24 heures sur 24, avec des interlocuteurs compétents qui pourront les écouter, les conseiller, les orienter. Nous devons créer une nouvelle relation des jeunes à la prévention.

Mais la jeunesse, c’est avant tout le temps des défis.

Et là encore, le département a un rôle à jouer.
Le département doit aider les adolescents à construire leur personnalité. En favorisant la création de lieux à la pratique sportive. En s’associant aux initiatives publiques et privées qui développent l’accès à la culture. En valorisant les initiatives comme les projets individuels ou collectifs.
Le département doit aussi aider les adolescents à compléter leurs palettes de connaissances.
Il doit donc développer les innovations pédagogiques au collège. Je propose ainsi que nous mettions l’accent sur l’acquisition des langues étrangères. Nous devons développer les classes bilingues, les laboratoires de langue, les échanges. Je vous propose notamment que nous soutenions, dans chaque collège, l’accueil des enseignants étrangers car c’est la meilleure façon d’accéder à la pleine maîtrise d’une langue étrangère.

Les Hauts-de-Seine doivent devenir le département pionnier dans l’acquisition des compétences de l’avenir.

Notre deuxième priorité doit être d’aider au rapprochement des générations en aidant les familles.

La famille demeure le socle de l’existence de chacun d’entre nous, la cellule de base de la nation et elle est au cœur de la solidarité entre les générations. C’est une priorité permanente de notre majorité politique. Nous voulons aider toutes les familles et tous les parents.

A ce titre est posée, bien sûr, la question essentielle des modes de garde de la petite enfance.
Je propose d’établir un plan concerté avec chacun des maires du département, tant la situation et les besoins de chaque commune est unique.
A partir de ce constat partagé, le département participera au financement des différents modes de garde à travers un contrat avec les maires.
Partout, notre objectif sera d’améliorer le taux de couverture de la demande par l’offre sous toutes ses formes, publiques et privées sur des bases chiffrées et contractualisées. J’ai la conviction qu’ainsi nous pourrons concrètement apporter des réponses, en sortant de la logique d’un nombre départemental de berceaux à créer, qui engendre bien souvent des déceptions.
Mais notre action ne peut se limiter au seul terrain quantitatif. Nous devons agir sur la qualité de l’accueil des petits en mettant l’accent sur la formation des gardes d’enfants à domicile afin d’assurer la sécurité et le bien être des jeunes enfants, comme la tranquillité de leurs parents.

Aider les familles c’est aussi contribuer à l’emploi des parents.
Retrouver un emploi est plus difficile lorsque l’on a des enfants car on est à la fois moins mobile et moins disponible. La difficulté est encore accrue pour une famille monoparentale. C’est pourquoi l’implication du département dans la mise en œuvre du RSA est fondamentale. Nous devons généraliser les « espaces insertion » dans l’ensemble du département afin d’apporter un service personnalisé de retour à l’emploi pour ceux qui en sont le plus éloignés.

Concernant les séniors, nous devons à la fois assumer nos compétences en matière de prise en charge de la dépendance et ne pas oublier que l’allongement de la vie est aussi une chance de plus pour être heureux et actif. Nous devons mettre en œuvre une politique de lutte contre la solitude et le sentiment d’inutilité qui frappent certains : développement des structures mixtes crèches/maisons de retraites, incitations pour des séniors à la colocation avec des étudiants, partage d’expérience dans le cadre d’opérations de parrainages, activités culturelles intergénérationnelles… Les possibilités de rapprocher les générations ne manquent pas, il faut aider à les mettre en œuvre.

Nous voulons, aussi, assurer la solidarité entre les générations en développant les structures d’accueil. La dépendance est devenue un enjeu national, c’est déjà une réalité départementale. La maladie d’Alzheimer constitue une réalité quotidienne pour des dizaines de milliers de famille. Nous avons besoin d’un vrai plan de prise en charge de la dépendance qui tienne compte de la réalité des problèmes vécus par les familles.

Concernant la question du handicap qui frappe de nombreuses familles, le département prendra toute sa part dans la mise aux normes de l’accessibilité de l’espace public dont il a la charge afin de favoriser l’autonomie des personnes handicapées.
Et pour répondre aux demandes des usagers, il est également nécessaire de renforcer l’efficacité de la MDPH.

Une cause me paraît mériter qu’on s’y attache plus particulièrement, c’est celle des autistes. Nous devons accompagner leurs familles qui sont durement éprouvées et souvent seules face à la maladie.

La troisième priorité que je vous propose concerne le logement. Ce n’est pas, il est vrai, une compétence première du département. Il ne peut pourtant pas s’en désintéresser parce qu’il s’agit aujourd’hui d’une difficulté majeure pour tous nos concitoyens. La hausse très vive des prix à l’achat et à la location, l’existence de logements vétustes et mal isolés, les exigences croissantes à l’égard des locataires ont transformé l’accès à un logement en parcours d’obstacles et en source d’angoisse pour nombre de ménages ou de personnes seules.

Nous ne pouvons agir sur toutes les causes de cette situation et nous ne pouvons agir seuls.

Mais nous devons contribuer à inverser la tendance et c’est pourquoi je propose que dans le cadre d’un partenariat rénové avec les communes nous nous mobilisions dans trois directions : favoriser, aux côtés des communes, la construction de logements sur les grandes emprises foncières encore disponibles dans le département ; encourager l’accès des étudiants et des jeunes actifs à leur premier logement en mettant en place des baux à durée limitée à 5 ans dans le parc public ; et développer des mécanismes de caution auprès des bailleurs privés afin de faciliter l’accès de ceux qui ont un emploi mais qui ne satisfont pas aux exigences parfois excessives des propriétaires qui cherchent à limiter leur risque.

Pour cette troisième priorité, le département a besoin des autres collectivités publiques et d’autres partenaires, les bailleurs sociaux, le secteur privé et les associations qui œuvrent dans ce domaine.

Plus largement, pour agir nous avons besoin de fédérer les énergies qui sont nombreuses sur notre territoire afin de définir ensemble les actions à conduire, de les mettre en œuvre et de les évaluer.

C’est pourquoi je propose que pour chacune de ces trois priorités, l’adolescence, le renforcement des liens entre générations et le logement, nous mettions en place une conférence départementale annuelle, qui sera le grand rendez-vous de la réflexion et de l’action de tous ceux, collectivités, associations, entreprises qui participeront à la mise en œuvre de ces politiques publiques dont le département sera le pivot.

*

* *

Voici, mon Cher Collègue, les pistes que je propose et les thèmes qu’il nous faut discuter pour entraîner l’adhésion de nos concitoyens.

Avoir le courage de faire des choix, de les assumer, de les expliquer, donner du sens et de la visibilité à notre action sont indispensables.

La refonte de l’organisation de la région capitale et la réforme des collectivités territoriales sont des chances nouvelles à saisir : sachons le faire ensemble, pour incarner, à l’occasion du scrutin de mars prochain, l’inspiration et le mouvement, qui sont les clés de notre succès collectif.

Jean Sarkozy

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Commentaires (18)

 

  1. Emeric dit :

    Famille, education et logement. Parfait comme priorités. Ca a en plus le mérite de clarifier les fonctions du département qui franchement, ne parlent pas vraiment à tout le monde

    • Jean Sarkozy dit :

      Nous sommes bien d’accord que ce sont des priorités mais qu’elles ne nous empêchent pas de réfléchir à d’autres sujets comme l’urbanisme, les transports, la culture, l’emploi et le développement économique ! Mais je crois nécessaire de porter une attention particulière à des actions pragmatiques qui apportent rapidement un service nouveau et tangible à nos concitoyens : oui, une politique départementale pour les transports c’est fondamental, mais le résultat sera profitable… dans plusieurs années… en revanche, il en est autrement de la politique familiale, de l’éducation et du logement. C’est la raison pour laquelle je crois qu’il faut insister dessus.

  2. Pierre Jean dit :

    Enfin des prises de positions claires, précises qui donnerons une stratégie et une dynamique qui manque à la clarté des missions du Conseil Général

    • Jean Sarkozy dit :

      Bonjour Pierre-Jean !
      Je lis ton commentaire comme un encouragement à entraîner le groupe de la majorité départementale dans l’action. Mon but n’est pas de faire le bilan des années écoulées mais bien de tracer les lignes de force de ce que pourrait être, demain, la politique départementale.

  3. walid dit :

    Famille,education et logement…
    Effectivement parfait comme priorités car il faut se réapproprier c’est valeurs dans le 9 au carré ,dont la gauche croient avoir le monopole.
    http://www.walidbelhadj.com

    • Jean Sarkozy dit :

      Je crois qu’à l’échelon du département, la question du clivage droite-gauche mérite d’être reposée différemment, à l’aune des attentes des habitants des Hauts-de-Seine : Attendent-ils de leurs conseillers généraux des postures politiciennes à grand renfort de slogans ou de procès en sorcellerie ou bien au contraire une écoute attentive de leurs difficultés quotidiennes et des réponses adaptées aux problèmes qu’ils rencontrent ? Pour ma part, je crois que c’est l’intérêt que l’on porte aux autres plutôt qu’à sa petite personne qui doit fonder la politique départementale. Libre, à ceux qui croient encore à la caricature, de revendiquer ce genre de monopole. Moi, mon credo, c’est l’action…

  4. hubert dit :

    bien dit, mais les décideurs et les moyens suivront ils? En effet le chômage ou les petits boulots sont déjà une catastrophe sociale.
    Il faudrait aussi apaiser les cloisonnements identitaires sociaux, qui tirent le pays par le bas en le poussant vers la guerre civile. Il faut prôner le civil, la raison, le social, et les remettre au dessus du religieux. Le religieux étant source de confusion psychique et de scissions sociales.
    Il faudrait aussi nettoyer le monde politique, miné par le mensonge et l’arrivisme,les égalités à deux vitesses, les enrichissements personnels. Il faudrait qu’un jour la France puis ensuite le Monde aient des gouvernants désintéressés et travaillant pour le social et la diversité, payés au simple smic pendant leur mandat, avant de retourner à leurs métiers d’origine.
    Tu bénéficies de beaucoup plus de crédit que ton père, lequel s’est fourvoyé souvent dans du spectacle politique, et parle beaucoup trop, trop haut et trop fort pour être reconnu comme véritable président des français par les français. Tu passes pour plus discret, pour écouter plus avant de parler, bravo! Tâche de ne pas perdre ton âme et de devenir peut être un jour un président reconnu de haut niveau , qui saura parler et écouter, qui saura être écouté , saura s’entourer des plus savants, généreux, intelligents et des meilleurs , et restera dans l’Histoire de France, voire du monde, comme un exceptionnel président.
    Bonne chance du fond du coeur et merci pour ces quelques instants de ton temps.
    H.

    • Jean Sarkozy dit :

      Il y a tant de choses à dire pour répondre à ton abondant et riche commentaire ! Pour des raisons évidentes, j’évacue d’emblée la partie consacrée au Président de la République…
      Sur les moyens du département, soyons clairs : je pense que certains budgets devront être réorientés au bénéfice de l’action sociale et non à de lointains projets culturels d’envergure sans réel impact sur la qualité de vie de nos concitoyens… Sur la hiérarchie des valeurs entre social et religieux, comment ne pas rappeler que les valeurs morales qui caractérisent tous les peuples de la Terre sont imprégnées par leurs références mystiques… La doctrine laïque est a minima un garde fou contre la prise de pouvoir de l’un sur l’autre, en organisant leur « séparation ». Et je crois qu’en France on a plutôt réussi ce pari… même si je comprends ton allusion au fait que certaines de ces croyances tentent parfois d’empiéter sur le terrain politique ! Sur la question de la moralisation de la vie politique, je crois sincèrement qu’à quelques exceptions près, la plupart des dirigeants de ce monde ont compris qu’il fallait distinguer l’intérêt général de l’intérêt particulier… enfin j’espère ! Quant à mon ambition présidentielle, sois sans crainte, je n’en ai aucune… l’exercice serein de mon mandat local, ma famille, mes amis, mes études sont à ce jour mes uniques préoccupations.

  5. belarbi dit :

    FASSE DIEU QUE TU ATTEINT LES OBJECTIFS QUE TU VISE ;
    ALLAH YEHFDEK !
    ca vient du coeur d’une mere franco_maghrebine

  6. [...] l’UMP. Jean Sarkozy, président de la majorité UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, a rendu public une lettre dans laquelle il prône un changement de cap de la politique départementale, à quelques semaines [...]

  7. Stéphane R. dit :

    Bonjour,

    ça fait effectivement du bien de lire une prise de position claire quand aux objectifs de votre mandat.

    J’ai déjà pu poster deux commentaires au sujet de l’économie sociale et solidaire où vous annonciez également un projet ambitieux.
    Vous me demandiez en retour de soumettre des idées lors de l’appel à projet. Où en êtes vous avec celui-ci ?
    Y-a-t-il un cahier des charges qui a été publié ?

    • Jean Sarkozy dit :

      Bonjour Stéphane,

      Je vous remercie pour votre contribution.
      Vous avez raison de souligner que le rapport adopté à l’unanimité par les élus de notre assemblée départementale le 17 décembre dernier est ambitieux. Ambitieux pour le développement de l’économie sociale et solidaire dans notre département, et ambitieux en particulier dans l’aide qu’il veut apporter aux altoséquanais exclus du marché du travail.
      Concernant les appels à projets sur lesquels nous avions déjà échangé, il en existe deux types :
      - Les appels relevant de l’Insertion par l’Activité Economique qui sont déjà lancés (la date de cloture des dossiers était le 31 janvier)
      - Les appels hors insertion par l’activité économique, entièrement pilotés par le conseil général, qui sont en cours de construction : ils pourront concerner plusieurs domaines de l’économie sociale et solidaire : les coopératives, le soutien au famille, l’environnement, les épiceries solidaires… Les membres du Conseil départemental de l’ESS définiront précisément ces domaines lors de leur prochaine réunion le 7 mars prochain. C’est notamment sur ce point que je suis intéressé par les idées dont vous pourriez nous faire part.

      Vous retrouverez bien entendu toutes ces informations et un cahier des charges sur le site du Conseil général une fois les décisions prises. Bien entendu, je continuerai à vous informer des évolutions de ce projet dans sa globalité par le biais de mon blog.

      A bientot

  8. Nat dit :

    Même si j’étais partante pourquoi pas pour soutenir votre projet, je trouve que vous n’êtes pas assez présent dans le débat politique du 92. Vous valez certainement mieux que de n’apparaitre que comme une boîte à idées d’une majorité qui pendant 4 années a fait le contraire de ce que vous préconisez.

    • Jean Sarkozy dit :

      Bonjour Nat,

      Vous êtes une des rares personnes à réclamer une plus grande présence de ma part sur la scène politique, merci pour vous encouragements !

      Je ne veux pas m’engager sur une évaluation qualitative de l’action du conseil général durant ces quatre dernières années, je pense qu’on a fait de bonnes choses même si nous avons certainement manqué d’ambition économique et que nous avons été en retrait de notre engagement historique, crise oblige, dans le domaine de l’action sociale départementale. C’est bien la raison de ma contribution de ces derniers jours. Ce n’est pas parce que je ne suis pas candidat à la présidence que je dois m’abstenir de défendre une vision alternative de la politique départementale dans l’intérêt de mes concitoyens !

      Nous avons trois ans pour que les Hauts-de-Seine retrouvent le peloton de tête dans le palmarès des départements solidaires. Qui que vous soyez, je compte sur vous pour nous y aider !

  9. walid dit :

    Changement de cap politique ? Ok
    Pendant la présidence de Mr Devedjian, nous les altoséquanais nous étions dans une politique Économies, réduction des couts , des déficits, bref un « nettoyage » pour reprendre les paroles de mr Devedjian (le nettoyage des écuries d’Augias). Des associations on vu leur budget de fonctionnement réduit de moitié… bref vous connaissez l’histoire mieux que moi .
    Aujourd’hui je m’inscrit totalement ds le fait de développer l’économie solidaire et je rajouterai l’environnement. Mr le président vous avez plusieurs rôles à jouer si je peux me permettre :

    1/Changer de politique, en mettant en avant la SOLIDARITÉ (économique, sociale, environnementale) dans notre département

    2/Montrer aux altoséquanais qu’il y a une nouvel génération qui arrive, avec des idées, une éthique ,qui rassemble les différentes générations quelque soit leurs histoires car comme disait Paul Ricoeur : « vous êtes ce que vous racontez  » . Alors Oui mr le président je m’associe a votre discours de solidarité, Oui je m’associe dans ce changement de politique en direction des démunis et d’aide aux entreprises du 9 au carré face à la concurrence, Oui au développement durable afin que nos enfants respire dans un monde de plus en plus moderne…

    3/ Montrez-vous… Car comme St Thomas les citoyens des hauts de seine on besoin de voir pour le croire.

    A Bientôt.

    • Jean Sarkozy dit :

      Bonjour Walid !
      Ce qu’il y a de bien avec toi, c’est qu’on pourrait discuter des heures sur l’avenir de notre département. Mais je vais quand même faire bref.

      Oui, le retour à une politique plus solidaire est possible d’autant plus que nous sortons d’une crise qui a fait beaucoup de mal aux finances publiques, et tu as raison en bout de chaîne ce sont souvent les plus démunis qui en subissent les conséquences. Il est temps d’inverser les choses.

      Oui, on doit penser environnement en même temps qu’on pense économie. Mais il ne faut jamais oublier que notre environnement, ce ne sont pas que les petites fleurs et les petits oiseaux : c’est aussi « l’autre »…

      Oui, tu as raison, il faut se montrer pour prouver qu’on existe. Pour le moment, je veux d’abord exister par les idées que je défends… on me prête tellement d’intentions que je me dis parfois que moins je me montre, plus j’arriverai à faire comprendre ce que je crois important… Il sera toujours temps de se montrer… plus tard !