Le premier conseil départemental de l’économie sociale et solidaire

19 janvier 2011 Economie sociale et solidaire

Il est des jours où la politique (avec un petit p) fait relâche et laisse la place à la Politique (avec un grand P), celle qui concentre son énergie et son attention sur la vie de la cité plutôt qu’à son propre devenir. Le lundi 17 janvier 2011 fait partie de cette famille. Car le thème de l’économie sociale et solidaire ne supporte ni les postures politiciennes, ni les déclarations de principe partisanes.

Comme je l’avais annoncé précédemment, la première rencontre du conseil départemental de l’ESS s’est donc tenue en présence d’élus de la majorité et de l’opposition, avec le concours des services du Département et de ceux de l’Etat.

Objectif atteint : gouvernance, programme d’actions et calendriers ont été précisés, avec une préoccupation centrale : être opérationnel au plus vite, comme certains de vos commentaires précédents l’ont demandé.

D’un commun accord, il a été décidé que la présidence de ce CD ESS sera proposée à une personnalité qualifiée. Huit sous groupes de travail thématiques (sous la responsabilité chacun de l’un des huit élus siégeant au CD ESS) ont été constitués, et les personnalités qualifiées chargés de les alimenter repérées. Ces dernières ont été sollicitées, leurs réponses sont attendues dans les prochains jours.

D’ores et déjà un premier appel à projets relatif à l’insertion par l’économique est en ligne, dans la continuité des initiatives précédentes. Cette année verra, le premier mars prochain, ouvrir en outre un second volet dit appel à projets « hors-Insertion par l’Activité Economique ». La 1ère quinzaine de mars se réunira la commission de sélection de la première vague, la semaine du 16 mai la commission de sélection des appels à projets « hors-Insertion par l’Activité Economique ». Ceux-ci pourraient notamment concerner la création de coopératives, d’épiceries solidaires, d’associations dédiées au soutien de la parentalité ou à l’environnement…

Par ailleurs, la date du mercredi 16 novembre a été pressentie pour tenir le premier « Forum départemental de l’Economie Sociale et Solidaire » au CNIT. Rencontre dont la vocation est de devenir un rendez-vous annuel. Son objectif sera de présenter des initiatives menées dans les Hauts-de-Seine et sur d’autre territoires, de favoriser les rapprochements entre les participants afin de susciter des partenariats et des offres de services innovantes et de sensibiliser les entreprises alto séquanaises à répondre à des appels d’offres qui comprennent une clause d’insertion. Les participants ciblés sont collectivités, entreprises locales, chercheurs, enseignants, étudiants, porteurs de projets, bref l’ensemble des acteurs directs et indirects de l’Economie Sociale et Solidaire…

Il est des sujets sur lesquels un consensus est des plus sains. Sur celui de l’ESS, élus de la majorité comme de l’opposition partageons l’idée que notre département doit s’engager dans de nouvelles voies, car nous sommes convaincus que le dynamisme économique et l’emploi sont intimement dépendants des politiques de développement local.

Cette convergence de vue ne nous oblige pas à renier nos convictions, nous restons les uns comme les autres attachés à nos valeurs cardinales. Mais plutôt que rechercher des motifs de clivage, je crois plus utile pour l’avenir de notre département de travailler la main dans la main sur des sujets d’intérêt général faisant l’unanimité.

Réservons à d’autres cercles les joies des joutes oratoires et celles du combat idéologique !

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Commentaires (22)

 

  1. E=mc2 dit :

    Et bien on peut dire que vous savez faire avancer un dossier

    • Jean Sarkozy dit :

      Pas tout seul ! si E=mc2, alors parions que la masse de ceux qui se lanceront dans l’économie solidaire produira une énergie phénoménale !

  2. Réza P. dit :

    Pourquoi pas créer un comité d’orientation composé d’usagers qui serait chargé de témoigner des attentes du terrain ? Il ne faut pas que vos experts soient déconnectés de la réalité des besoins du public final.

    • Jean Sarkozy dit :

      C’est une très bonne idée, j’en ferai la proposition aux membres du CD ESS et je vous donnerai leur réponse. Personnellement, j’y suis favorable à condition que ce ne soit pas le énième comité Théodule…

  3. Les épiceries solidaires et sociales devraient vous intéresser. Elles apportent une aide alimentaire à des personnes fragiles et exclues.
    Vous trouverez de nombreuses informations utiles grâce au lien que je vous ai laissé

    • Jean Sarkozy dit :

      Dès que je le pourrai, je prendrai contact avec vous pour faire une réunion de travail là-dessus. Ce genre de démarche correspond tout à fait à l’engagement du comité départemental, je crois vraiment que les Hauts-de-Seine ont des initiatives à prendre dans ce domaine.

  4. Benoit dit :

    C’est bien que les élus s’emparent de sujets nouveaux, sans complexes et sans tabous ! Il faut faire bouger les lignes au service de notre Département !

    • Jean Sarkozy dit :

      Autres temps, autres moeurs… La crise a eu cette vertu de réveiller certaines consciences endormies… Pour ma part, même si cela étonne certains, j’ai le sentiment de pouvoir enfin revenir sur le terrain de mes convictions profondes : on peut faire de la politique en défendant en même temps des projets solidaires et en se battant pour des opérations d’intérêt national comme l’avenir économique de notre département. Contrairement aux idées reçues ou aux clichés, il n’y a pas de contradiction, et je dirai même que l’un ne va pas sans l’autre.

  5. Walid dit :

    Je suis d’accord avec resa.p il faut faire participer des usagers ,il faut les faire contribuer a ce succès .
     
    RÉVEILLEZ VOUS,conscience endormies
    Afin de Mettre au devant de la scène départemental et nationale, LA SOLIDARITÉ
    Qui est chère a Marianne.

    • Jean Sarkozy dit :

      Ok, je suis en phase avec le principe que les utilisateurs doivent avoir la parole. Mais s’il faut à chaque fois réunir deux ou trois commissions (utilisateurs, groupes thématiques, plénière), on n’avancera jamais… alors faites des propositions pour éviter d’alourdir les processus de décision : toutes les bonnes idées sont les bienvenues !

  6. Walid dit :

    Ps:je pense que le 9 au carrée a un rôle a jouer sur l’environnement également.

    • Jean Sarkozy dit :

      Exact. C’est le message que j’essaie de faire passer pour La Défense, mais ce n’est pas toujours facile, la séquence de l’EPAD est encore trop proche… tout ce que je dis est suspect. C’est pourtant là-dessus qu’il faut se battre, j’en ai toujours été convaincu.

  7. Hippolyte dit :

    Si les gens de droite se mettent enfin à comprendre ce que vivent leurs voisins, où va-t-on ? J’aimerais tellement pouvoir vous faire confiance ! Mais j’y crois pas.

    • Jean Sarkozy dit :

      Je ne sais pas de quelle génération vous êtes pour croire encore que la droite ne se préoccupe pas des questions sociales… Moi je crois que les lignes de partage entre les courants politiques ont bougé. A droite comme à gauche, il y a ceux qui pensent que le développement économique ne sert que des intérêts financiers et ceux qui pensent qu’il est le meilleur moyen d’accroître le bien être social de ceux qui la font marcher… c’est pour ça que la question du travail et de l’emploi est essentielle dans notre pays… et en premier lieu pour notre département !

  8. Stéphane R. dit :

    Vos idées sont sympathiques et généreuses, monsieur Jean Sarkozy ! Mais même pour réussir une insertion professionnelle dans l’économie sociale, il reste un obstacle, celui de l’illettrisme. Dans tous les boulots, les gens doivent savoir lire et écrire correctement. Autrefois, il y avait de l’entraide ou des scribes pour aider ceux qui ne savaient pas s’exprimer par écrit. C’est aussi à l’économie sociale de proposer des solutions pour combattre ce handicap et leur permettre d’être à égalité avec ceux qui n’ont pas ce genre de problème

    • Jean Sarkozy dit :

      Je ne sais pas si l’économie sociale peut trouver une réponse à elle seule au fléau que représente l’illettrisme, mais elle peut soutenir les initiatives associatives qui le combattent. Il y a certainement des techniques nouvelles à inventer, les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation et la formation sont des ressources encore sous employées !

      • Stéphane R. dit :

        Vous avez tout à fait raison sur ce point.
        L’e-économie et les nouvelles technologies ne doivent pas n’être que l’apanage de multinationales centrées sur le profit, elles doivent aussi permettre de créer un lien puissant dans d’autres domaines.
        Il est peut être temps de porter également l’économie solidaire sur ces nouveaux supports et de profiter de tous leurs avantages.

        • Jean Sarkozy dit :

          Si vous avez des propositions à faire (logiciel libre, plateforme collaborative, espace de travail partagé ou autre chose), surtout n’hésitez pas à le signaler, l’appel à projets que nous lançons est exactement fait pour promouvoir ce genre d’innovation !

  9. Jeanine dit :

    Vous les jeunes, vous pensez toujours à l’avenir et vous avez raison, mais c’est aujourd’hui que le vie est difficile ! Vous savez ce que ça fait de vivre avec la retraite de la sécurité sociale, 1500 euro par trimestre ? On se demande s’il y a encore de la place pour les vieux, dans ce pays. Qu’est-ce que votre économie sociale peut faire pour eux ?

    • Jean Sarkozy dit :

      Il faut vous renseigner auprès des services du Conseil général, ils peuvent certainement vous apporter une aide complémentaire, comme l’APA par exemple. Par ailleurs, dites-vous bien que la plupart des lieux d’accueil pour personnes du 3° âge sont des organismes à but non lucratif appartenant au « tiers secteur », donc celui de l’économie solidaire. Et les appels à projets du Conseil général sont destinés à financer leurs initiatives. Mon ambition est que des modes d’accueil innovants autres que placement ou maintien à domicile puissent voir le jour dans le département. Il y a une multitude de pistes qui ne voient pas le jour faute d’amorçage financier…

  10. C’est très bien que les jeunes s’engagent en politique. Même si vous avez des facilités!
    Mais nous les vieux nous sommes dynamiques aussi:
    retraite + cumul emploi retraite + création d’un site de vente internet.
    Et pour tout cela je paie des cotisations pour tous ceux qui ne veulent pas faire l’effort de travailler!
    A quand l’impôt pour tous, même un seul euro, pour que chacun se sente solidaire de tous!

    • Jean Sarkozy dit :

      Cela n’est jamais facile de s’engager en politique quand on est jeune, quelque soit le nom que l’on porte. J’en sais quelque chose et je dirai même bien au contraire : dès qu’ils s’expriment, les jeunes sont toujours suspectés de vouloir prendre la place de leurs aînés… pour la question que vous abordez, je comprends bien le sens de votre pensée mais, d’une certaine manière, l’impôt de solidarité existe, il touche tout le monde et s’appelle CSG, CRDS et surtout TVA… Pour les cotisations sociales, c’est justement en proposant du travail dans de nouvelles formes économiques que l’on peut rétablir l’équilibre que vous souhaitez.